Et Priscilla comprend. Elle comprend que le dysfonctionnement est encore plus sérieux qu'elle ne pensait. Elle comprend que le seul moyen pour protéger sa fille est de partir. Elle se pose alors deux questions simples: Est-ce que je vais pouvoir continuer à vivre normalement - aller au travail - en sachant ce qu'il se passe pour Camille ? Est-ce que je vais pouvoir faire ce simple geste, de la donner à l'agresseur qu'elle désigne ? La répons est non. Claire. Limpide. Evidente.
Quand une mère apprend que son enfant est victime de violences et/ou d'inceste (souvent par le père), elle décide d'engager la justice pour protéger son enfant et réalise qu'un monstre peut en cacher un autre.
La garde du père n'étant pas suspendue dès le dépôt de plainte, la mère décide de ne plus présenter l'enfant et se retrouve dans l'illégalité. L’enfant finit par être entendu par la justice mais le diagnostic de Syndrome d'Aliénation Parentale balaie sa parole.
Il est accusé de répéter “ce que maman lui a dit de dire”.
La mère est catégorisée comme manipulatrice voulant se venger du père pour des raisons antérieures à la séparation. Elle risque alors de perdre la garde de l'enfant qu'elle cherche pourtant simplement à protéger. Certaines sont même obligées de quitter le territoire français avec leur enfant, se retrouvant fugitives et vivant dans la peur d'être retrouvées.
SAP: Syndrome d'Aliénation Parentale
Notion controversée, sans fondement scientifique, introduite par le psychiatre Richard A. Gardner au début des années 1980 et décrivant un ensemble de symptômes qu’il dit avoir observés dans sa propre pratique en tant que thérapeute. La vision positive que Gardner porte sur la pédophilie influe sur les solutions qu'il préconise en matière de SAP et d'accusations d'abus sexuels.
Nous sommes en recherche de partenaires (Théâtres, communes, associations de mères protectrices, témoins, magistrats) pour nourrir et faire aboutir le projet.